
La Saint-Valentin est souvent présentée comme un moment à part : celui où le couple devrait se retrouver, se désirer, se toucher, se célébrer.
Pourtant, une fois la date passée, beaucoup de personnes ressentent autre chose qu’un élan amoureux : décalage, fatigue, déception, malaise, parfois même un sentiment de solitude renforcé.
En consultation, l’« après Saint-Valentin » revient régulièrement.
Non pas parce que cette fête serait problématique en soi, mais parce qu’elle agit comme un révélateur : de ce qui va bien, mais surtout de ce qui ne va pas, ou plus, dans la sexualité et l’intimité.
La Saint-Valentin charrie des attentes très normées :
désir spontané, rapport sexuel réussi, connexion émotionnelle fluide, plaisir partagé.
Ces attentes sont rarement formulées clairement dans le couple, mais elles pèsent lourd.
Après coup, certaines personnes se disent :
Ce qui fait souffrir n’est pas tant l’événement que l’écart entre ce qui était attendu et ce qui a été vécu.
Et cet écart vient souvent réveiller des questionnements plus anciens : sur le désir, le lien, la communication, la place de la sexualité dans le couple.
La sexualité est rarement un problème isolé.
Elle est traversée par la charge mentale, le stress, la fatigue, les blessures passées, les non-dits, les déséquilibres de désir.
Après la Saint-Valentin, certaines personnes réalisent que :
Ces constats ne signifient pas que le couple est en échec.
Ils indiquent souvent que quelque chose mérite d’être écouté plutôt que forcé.
L’après Saint-Valentin peut aussi être difficile hors du cadre du couple :
La sexualité ne se résume pas à un statut relationnel.
Elle est une expérience intime, singulière, parfois fragile, qui mérite d’être accompagnée avec nuance, loin des injonctions au bonheur amoureux.
Plutôt que de voir cette période comme un échec ou une déception, elle peut devenir un point d’observation précieux :
Ces questions ne demandent pas de réponses immédiates.
Elles ouvrent un espace de compréhension, souvent plus fécond que la recherche de solutions rapides.
Sans chercher à « réparer » quoi que ce soit dans l’urgence, il peut être aidant de :
La sexothérapie offre justement cet espace :
un lieu où la sexualité peut être abordée sans pression, sans norme à atteindre, avec attention portée au corps, à l’histoire et au contexte relationnel.
L’après Saint-Valentin rappelle que la sexualité ne se décrète pas à date fixe.
Elle ne se résume ni à un geste, ni à une fréquence, ni à un scénario attendu.
Elle évolue, se transforme, parfois se fragilise et c’est précisément là qu’elle mérite d’être accompagnée.
Consulter en sexothérapie après une période de doute ou de décalage n’est pas un aveu d’échec.
C’est souvent une manière de prendre au sérieux ce que le corps et la relation tentent d’exprimer.
Tu veux renouer avec ton désir en douceur, à ton rythme, sans culpabilité ?
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