La pornographie : quand la fiction façonne le désir

La pornographie est aujourd’hui plus que jamais disponible : accès instantané, gratuit, “sans filtre”. Pour beaucoup, elle devient la première forme d’« éducation sexuelle », souvent non questionnée, subtilement intégrée.

Mais ce qu’elle montre n’est pas la sexualité dans toute sa complexité : c’est une mise en scène façonnée pour exciter, pour performer, pour satisfaire un regard  et rarement pour refléter le désir vrai, la lenteur, la tendresse, l’imperfection.
Résultat : des croyances erronées, profondément ancrées dans l’imaginaire sexuel individuel et collectif. Elles influencent notre rapport au corps, au plaisir, à l’autre et peuvent générer culpabilité, anxiété, troubles du désir ou de la performance.


En tant que thérapeute d’approche holistique, je vous invite à explorer ces croyances, comprendre d’où elles viennent, et surtout : comment les déconstruire pour retrouver une sexualité consciente, sereine et incarnée.

Les principales fausses croyances

Voici les croyances les plus fréquemment véhiculées par la pornographie, chacune mérite d’être questionnée :

  • « Le sexe est toujours spontané, intense et parfait. »
  • « Les hommes doivent toujours être prêts, performants, dominants. »
  • « Les femmes jouissent facilement, souvent, haut et fort. »
  • « La pénétration est la norme, le centre du plaisir. »
  • « La taille du pénis définit la qualité du plaisir. »
  • « Le corps “normal” ressemble à ceux que l’on voit dans les films pornographiques. »
  • « Le plaisir est avant tout visuel et spectaculaire. »
  • « Le consentement est implicite : on doit toujours être partant.e. »
  • « Les pratiques extrêmes sont la norme sexuelle. »
  • « L’orgasme est un objectif, une performance à réussir. »

Chacune de ces croyances façonne des attentes irréelles, qui isolent, blessent ou bloquent.

D'où viennent ces croyances?

Tout d’abord, elles viennent d’une  industrie pensée pour exciter. La pornographie mainstream est produite pour capter, stimuler, surprendre. Elle privilégie le spectaculaire, le fantasmatique, souvent le vulgaire. Le regard dominant est masculin, orienté vers la performance, la domination, l’objet sexualisé. Ce modèle reflète peu l’intimité réelle, l’humanité du désir, la vulnérabilité.

De plus, dans de nombreux cas, la première “éducation” sexuelle est visuelle,  via Internet, réseaux ou porno. Les jeunes (et parfois moins jeunes) assimilent ces images comme “normales”, sans filtre critique. Une méta-analyse montre une association modérée mais significative entre consommation de pornographie et croyances irréalistes sur le sexe chez les adolescents (lire les résultats de recherches ici)

Enfin, les normes masculines/féminines, les injonctions de performance, l’idéalisation des corps par les médias, tout cela nourrit les croyances. 

Pourquoi ces croyances sont dangereuses?

Car attentes irréalistes riment avec souffrances. Comparer son corps, son désir, ses performances à un modèle pornographique, c’est s’exposer à l’échec, à la honte, à l’anxiété. 

L’écart entre fantasme pornographique et expérience réelle peut provoquer une baisse du désir, des blocages, des douleurs sexuelles, voire des troubles de l’érection ou d’éjaculation. Par exemple, l’usage intensif de pornographie est évoqué parmi les causes potentielles de “dysfonction érectile induite par le porno”.

Aussi, lorsque l’on croit que le sexe “devrait toujours être comme ça”, on perd le désir de communiquer, on redoute le “raté”, on évite d’exprimer ce qui est vraiment vécu. Le couple peut sombrer dans la performance ou l’évitement. On risque ainsi de perdre du lien, et de l’intimité émotionnelle dans le couple.

Liens entre ces croyances et les troubles sexuels

Tout d’abord, les hommes, la performance et la peur de ne pas tenir. Un homme qui croit que « un homme, un vrai doit durer longtemps » peut ressentir une anxiété de performance, pressuriser son corps, bloquer l’érection ou accélérer l’éjaculation. Le plaisir, l’orgasme devient une tâche à réussir et non un moment a partager, à ressentir.

Ensuite, les femmes, leur relation à leur corps, leur désir et leur disponibilité. Un femme qui pense « je dois toujours avoir envie », « mon corps doit être parfait » risque de ressentir de la honte vis à vis de son corps, de la culpabilité quant à son désir et  rentrer dans un cercle d’évitement et de perte de désir plus profonde. Elle pourrait interpréter une baisse de désir naturelle, circonstanciel comme un échec.

Enfin, en couple, lorsque l’un des partenaire « veut faire comme dans les films porno », l’autre peut ne pas se reconnaitre dans ce scénario. La communication intime souffre et les frustrations peuvent s’installer.

Pour conclure

La pornographie n’est pas un ennemi en soi ; c’est un médium qui véhicule des images, des fantasmes, des codes; parfois utiles mais souvent trompeurs.


Confondre fiction et réalité sexuelle, c’est s’engager dans un rapport appauvri au corps, au désir et à l’autre.
Réapprendre la vérité du corps, du lien, du plaisir, c’est retrouver la liberté d’une sexualité vivante, consciente, bienveillante.


Si vous ressentez que ces croyances influencent votre vie intime : baisse de désir, blocage, anxiété de performance, je vous accompagne en visio ou au cabinet à Chartrettes pour reconstruire une intimité authentique et sereine.

Tu veux renouer avec ton désir en douceur, à ton rythme, sans culpabilité ?

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