
Le vaginisme est souvent mal compris, parfois minimisé, et trop fréquemment diagnostiqué après des années d’errance. Ce trouble n’a rien d’anodin : il affecte le corps, l’estime de soi, la relation au partenaire et parfois même la vie quotidienne.
Comprendre le vaginisme, c’est déjà commencer à s’en libérer.
Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien, rendant difficile voire impossible :
l’insertion d’un tampon,
un examen gynécologique,
la pénétration sexuelle.
Cette contraction n’est pas contrôlable. Ce n’est pas “dans la tête”, ce n’est pas un refus, ce n’est pas un manque de désir. C’est un mécanisme de protection automatique du corps.
Le vaginisme n’a jamais une seule cause. C’est un trouble multifactoriel.
Éducation sexuelle anxiogène ou culpabilisante : peur de la sexualité, peur de faire mal, peur d’être “abîmée”.
Douleurs vaginales antérieures : mycoses à répétition, vestibulodynie, sécheresse non prise en charge.
Expérience intrusive ou traumatique : examen gynécologique agressif, remarque blessante, violences sexuelles (pas dans tous les cas).
Hypercontrôle corporel : difficulté à lâcher prise, peur de perdre le contrôle.
Attentes de performance ou anxiété anticipatoire : “ça doit marcher”, “il faut que je sois normale”.
Aucun de ces facteurs ne détermine tout seul le trouble : c’est leur combinaison qui crée un terrain favorable.
De nombreuses patientes traversent des années de :
Le résultat :
Le vaginisme n’est pas rare. Ce sont les formations sur le sujet qui le sont.
Le vaginisme touche l’intime, mais aussi :
l’estime de soi : sentiment d’être “anormale” ou “insuffisante”
l’anxiété : peur de la douleur, anticipation négative
la relation au corps : déconnexion, méfiance, hypervigilance
la sexualité globale : réduction du désir, évitement des rapprochements
La douleur n’est jamais “que physique”. Le corps enregistre les expériences.
Dans les couples, on retrouve souvent :
Le vaginisme ne concerne jamais qu’une seule personne : il modifie toute la dynamique du couple.
Sortir du vaginisme demande de travailler à la fois le corps et la psyché :
Le pronostic est excellent quand l’accompagnement est spécialisé.
Le vaginisme n’est ni rare ni une fatalité. Quand on comprend ses origines et que l’on n’est plus seule face à l’errance médicale, le processus de guérison peut enfin commencer.
La clé : ne pas rester seule, et être accompagnée par des professionnel·les formé·es.
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